Un métier à 4 cadres

Alors que j’étais en plein stage de tissage à Roubaix, mes parents m’ont annoncé qu’ils avaient trouvé un métier à tisser dans un Emmaüs, ce qui ne peut relever que d’un miracle.

J’ai reçu à-peu-près ce message :

💬 Maman :

“Coucou mon grand, comment se passe ton stage ? Il y a un métier à tisser à Emmaüs, tu le veux ?”

Beh, oui en fait ! C’est trop cool comme question ça !

Sur les photos envoyées pour que je me décide, on voit que c’est un métier fabriqué maison, mais il est complet, il a même des lisses en métal (comparativement aux lisses en tissu qui sont moins bien), et un peigne en bon état. Super affaire.

Et le prix ?

Okayyyyy let’s goo ! Thanks :)

Une fois ramené au bercail, j’ai eu plus de photos pour juger de la qualité de ma nouvelle possession :

En plus j’ai gagné du fil avec. Pas le meilleur fil, mais pourquoi pas !

I'll take it !

Avant de commencer à l’utiliser, je l’ai retapé un peu. Après l’avoir démonté, j’ai mis du xylophène dans les trous de ver, j’ai poncé les zones les plus endommagées, et j’ai mis une couche de vernis.

Ponçage et vernis

Pour les cadres, j’ai enlevé la rouille pour que les fils glissent bien dans les lisses.

Dé-rouillage des cadres & lisses

Et voilà ! Un métier tout prêt à être utilisé ! C’est quand même bien plus rapide que d’en fabriquer un soi-même… Hum.

Tout prêt à tisser !

Fort de ce succès, j’ai commencé à mettre du fil dedans pour le préparer à faire son premier projet (dans le métier, on dit “ourdir” le métier)

J’ai utilisé la méthode naïve de l’ourdissage direct, c’est-à dire que chaque fil est monté dans le métier un à un, à tour de rôle. Il faut donc tendre chaque fil (de cinq mètres) le long de sa cuisine*, faire un noeud au bout, et revenir pour tirer le prochain fil…

ℹ️ *Nota Bene

Pour les personnes ne disposant pas d’une cuisine qui puisse accomoder des projets de tissage :

  1. Déménagez.
  2. Une chambre, couloir, cave, crypte ou tout autre hangar feront l’affaire.

Inutile de rappeler qu’en tissage, les fils de chaine se comptent par centaines. Et donc, que cet exercice était un défi de patience, de marathonien, et de soldité de la colonne vertébrale à chaque acroupissement.

J’ai très vite laissé tomber. Il m’aura fallu plus de cinq haures de travail pour ourdir ces quelques fils, qui ont déjà commencé à s’emmêler entre eux. Inacceptable, il me faut une meilleure méthode.

Heureusmenent pour moi, il en existe une ! Malheureusement pour vous, cette révélation attendra le prochain épisode…

Alors à la prochaine !